Initiative pour l'imposition à la source des travailleurs frontaliers - Courrier de lecteur

Monsieur le Député Froidevaux, chef de groupe PDC au Parlement jurassien, de la hauteur svp !

Vous avez perdu la maîtrise de votre pensée et des genres. Espérons que votre courrier des lecteurs n’est qu’un égarement passager. Vos arguments sont tout aussi fallacieux que vos propos. Vous savez pertinemment que la rétrocession française à hauteur de 4.5% de la masse salariale devrait correspondre à 60% du montant des impôts encaissés par le fisc français, mais personne au Gouvernement ne connaît ce montant ! Le Jura croit toucher le jackpot, mais en fait, il n’en sait rien du tout ! Monsieur le Député, vous trompez les citoyens jurassiens ! Avec notre initiative, nous distribuons à la France une rétrocession, pas l’inverse. Selon vous, encaisser l’impôt à la source, donc le 100%, et en rétrocéder le 30% à la France serait une opération déficitaire ? Seules les personnes de mauvaise foi osent soutenir de telles thèses. Le Tessin appliquera cette règle dès le 1er juin 2015, ce n’est pas une solution datant de 30 ans. De plus, faire passer les signataires de l’initiative pour des anti-frontaliers est d’une malhonnêteté déconcertante. Ne parlons même pas de ma commune de Boncourt qui contribue au fonds de péréquation et donne les moyens aux communes de survivre à l’enfer fiscal de ce canton. Vous vous complaisez dans la médiocrité financière dans laquelle notre Jura se trouve, c’est grave. Notre initiative veut sortir le Jurassien de cette médiocrité. Votez oui à notre initiative et vous serez pardonné !

Jean Lusa, Président de l’initiative
Romain Schaer, Président UDC Jura

Bulletin de vote pour le scrutin populaire cantonal du 14 juin 2015

Mots d'ordre UDC Jura - Votations 14.06.2015

Bulletin de vote pour le scrutin populaire cantonal du 14 juin 2015Non, non, non, non et un grand OUI!

L’UDC Jura a tenu son assemblée aux Rangiers pour arrêter ses mots d’ordre. Les 4 objets fédéraux ont tous été refusés et de manière claire et nette.

La procréation médicalement assistée a été présentée par Jacques Dumas, Président UDF Jura, qui a su persuadé les membres de l’UDC à s’opposer à cette banalisation du choix à la vie.

Alexandre Rosset, Président UDC Haute-Sorne a quant à lui énuméré les points peu avantageux de l’initiative sur les bourses d’études et c’est également le refus de l’initiative qui l’emporte.

Thomas Stettler, député UDC, a fait la démonstration de l’erreur de l’initiative sur le nouvel impôt sur les successions et que bien plus de monde serait touché par cet impôt. C’est un non sans appel au nouvel impôt.

Le nouvel impôt Billag a connu le même sort. Le sujet a été désossé par Didier Spies, secrétaire général UDC Jura, et sa conviction de voter contre cet objet a motivé l’assemblée pour le non.

L’objet cantonal, l’initiative sur l’imposition des travailleurs frontaliers, soutenu par Jean Lusa, Président du comité d’initiative, a fait un tabac. C’est un oui massif à l’équité fiscale, c’est oui massif à la résiliation de la convention de 1983 pour relancer un round de négociations, qui remettra au goût du jour la convention. Nous n’allons plus réfléchir encore 30 ans.

UDC Jura

Aménagement du territoire et aire forestière - Tribune de Jean-Pierre Mischler

mischler jeanpierre

 

Les nouvelles exigences de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT), entrées en vigueur
le 1er mai 2014, obligent les cantons à revoir leur législation au niveau de la gestion des zones à bâtir.

 

 

A première vue, les projets de modifications légales présentés par le Service du développement territorial vont dans le bon sens : freiner le gaspillage du sol en réduisant les zones à bâtir surdimensionnées et développement plus dense des constructions en concentrant le développement de l'urbanisation sur des territoires partiellement construits et bien desservis (infrastructures et routes).

D'autre part, un régime de compensation pour un financement des déclassements de terrains à bâtir et l'instauration d'un droit d'emption légal en faveur des collectivités paraissent intéressants. Le droit d'emption légal permettra aux communes d'acheter un terrain mis en zone qui n'aura pas été construit dans un délai de six ans à compter de l'achèvement de la viabilisation.

Les communes pourront combattre ainsi la thésaurisation des terrains à bâtir et mieux utiliser les infrastructures existantes.

Toutefois, dans ces projets de modification de la législation, on ne traite pas du cas de l'aire forestière qui progresse régulièrement, année après année. Un assouplissement des règles de protection de l'aire forestière est indispensable afin de préserver les terres cultivables. Sans remettre en cause la multifonctionnalité de la forêt, l'extension de celle-ci peut porter préjudice aux terres agricoles. Compte tenu du taux de boisement élevé du canton du Jura et des difficultés pour l'agriculture à récupérer toutes les terres gagnées par la forêt, il devrait être possible d'obtenir une autorisation de défrichement d'ampleur limitée pour des projets d'urbanisation, particulièrement lorsque certains critères sont remplis (très bonne desserte par les transports publics, préservation des surfaces d'assolement.)

L'automne dernier, le Parlement jurassien a accepté largement une motion de l'UDC transformée en postulat, qui demande d'assouplir la législation cantonale en matière de défrichement en forêt à des fins d'urbanisation.

Les services cantonaux concernés sont donc invités à prendre en compte la volonté politique en la matière et à faire des propositions en utilisant toute la marge de manœuvre possible laissée aux cantons par le droit fédéral.

Jean-Pierre Mischler, conseiller communal et député UDC

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